La Croatie Cherche à Maîtriser les Locations de Courte Durée Face à la Tension sur le Logement
- La Croatie envisage de nouvelles mesures pour limiter la croissance des locations de courte durée (LCD) dans les principales villes touristiques comme Dubrovnik, Split et Zadar, alors que les préoccupations liées à l’accessibilité au logement s’intensifient.
- Les responsables envisagent d’instaurer des plafonds de jours de location et des incitations pour ramener les logements sur le marché locatif de longue durée.
- Le tourisme représente près de 20 % du PIB croate et le pays a accueilli 21,8 millions de visiteurs en 2025. Mais dans les hauts lieux touristiques comme Dubrovnik, popularisée à l’échelle mondiale par Game of Thrones, la croissance des LCD et la demande soutenue des visiteurs ont fait grimper le coût du logement, réduisant l’offre pour la longue durée.
- Avec une inflation à 4,3 % fin 2025, la pression sur l’accessibilité s’accroît, notamment pour les travailleurs essentiels tels que les médecins et les enseignants.
Avis de Snigdha
- La Croatie illustre ce qui se passe lorsque le tourisme s’ancre profondément dans le PIB national. Lorsque les logements pour les travailleurs essentiels disparaissent et que l’inflation demeure élevée, la politique « tourisme d’abord » finit par montrer ses limites.
- Nous avions signalé une baisse de la demande LCD de -5,8 % au 1er trimestre 2025 en Croatie en juillet dernier. À l’époque, cela semblait saisonnier et lié à un retour à la normale post-COVID. Aujourd’hui, avec l’irruption des restrictions sur le logement dans le débat politique, le ralentissement paraît plus structurel.
- Pour les gestionnaires immobiliers dans les marchés où le PIB dépend fortement du tourisme, la Croatie est un indicateur avancé : lorsque la croissance stagne et que l’accessibilité fait la une, la régulation suit. Pas nécessairement des interdictions, mais des plafonds, des restrictions progressives et un rééquilibrage politique.
Maui Rejette le Rezonage de Secours pour 7 000 Locations de Courte Durée
- La Commission de l’urbanisme de Maui a voté contre la création de districts de zonage hôtelier H-3 et H-4, une mesure qui aurait permis à des milliers de LCD de continuer à fonctionner malgré la Loi 9.
- La proposition apparaissait largement comme un contournement de la Loi 9, désormais en vigueur, qui prévoit la suppression progressive d’environ 7 000 locations touristiques en zone résidentielle, y compris celles de la Minatoya List.
- Lors des témoignages, des résidents comme Jordan Ruidas et Leianai Kelikoa se sont opposés au rezonage, estimant que Maui manque de logements résidentiels, pas de LCD, et que les logements devraient revenir sur le marché de la longue durée.
- Des propriétaires et opérateurs de LCD comme Linda Mitchell et Andrew Church soutenaient H-3 et H-4, alertant sur des conséquences économiques et de l’incertitude prolongée pour des entreprises locales de longue date.
- La recommandation se déplace désormais vers les commissions d’urbanisme de Molokaï et Lanaï, mais c’est le Conseil du comté de Maui qui aura le dernier mot.
Entités
Loi 9 : La « Loi de suppression progressive »
Ordonne la fermeture totale des locations touristiques en zone résidentielle d’ici au 1er janvier 2029 (West Maui) et au 1er janvier 2031 (ailleurs). Pas de dérogations. Pas de renouvellement. Aucune clause d’antériorité au-delà de ces dates.
Minatoya List : La « liste cible »
Environ 7 000 unités de copropriété jusqu’ici exemptées des exigences de zonage hôtelier, qui perdent maintenant leur droit à la location de courte durée en vertu de la Loi 9.
H-3 / H-4 : La « fuite manquée »
Catégories de zonage hôtelier proposées qui auraient permis à ces unités d’échapper à la suppression progressive.
Avis de Snigdha
- Nous suivons la Loi 9 de Maui depuis sa première proposition, à travers toutes ses hausses et baisses, et elle est désormais en vigueur depuis janvier.
- H-3 et H-4 constituaient en fait une bouée de sauvetage. En les rejetant, la Commission de l’urbanisme a montré que les voies de sortie politique sont plus compliquées que prévu.
- Pour les gestionnaires, l’incertitude ne porte plus sur la pérennité de la Loi 9, mais sur la possibilité de voir une moindre forme de secours via le rezonage adoptée par le conseil.
- Évaluez votre exposition dès maintenant. Distinguez l’inventaire en zone résidentielle de celui en zone hôtelière ou de villégiature. Communiquez rapidement avec les propriétaires concernant le refinancement, la valorisation et le calendrier de sortie.
Evanston Adopte un Règlement Amendé sur les LCD Avant la Fin du Moratoire
- Le Conseil municipal d’Evanston a voté à l’unanimité 8–0 l’adoption d’un règlement amendé sur les locations de vacances, actualisant le code de la ville juste avant la fin du moratoire sur l’octroi de nouvelles licences LCD.
- Le règlement définit officiellement les LCD comme des logements loués pour moins de 30 jours, augmente les amendes pour infractions et resserre l’exigence de proximité du gestionnaire immobilier à trois miles.
- Il conserve un plafond de 144 unités LCD pour l’ensemble de la ville, basé sur un ratio de 1:100 entre les locations de courte et de longue durée.
- Un changement clé supprime l’exigence, initialement prévue, d’une distance minimale de 600 pieds entre deux maisons unifamiliales louées en LCD.
- À la place, le règlement utilise désormais une formulation plus large exigeant que les nouvelles locations n’entraînent pas d’« effet cumulatif négatif » sur les quartiers. Dans les immeubles collectifs, le nombre de LCD demeure limité à un pourcentage des logements.
- Les membres du conseil ont débattu du risque que la suppression de la règle de distance trop précise n’introduise trop de subjectivité, mais les partisans ont estimé que cela donnait à l’administration municipale davantage de flexibilité pour répartir les locations et éviter les concentrations.
- Le règlement mis à jour entre en vigueur alors que le moratoire de la ville sur l’octroi de licences expire le 9 mars.
Avis de Snigdha
- Evanston n’a pas assoupli les contrôles, elle en a modifié la méthode.
- Le passage d’une règle claire des 600 pieds à un critère discrétionnaire d’« impact cumulatif » déplace la régulation d’un système fondé sur la formule à un examen interprétatif.
- Pour les gestionnaires immobiliers, la conformité dépend donc moins du respect d’un chiffre que de la capacité à naviguer dans le processus.
- Ce n’est pas une expansion. C’est une distribution contrôlée sous un plafond d’offre ferme.
Snigdha Parghan est responsable marketing de contenu chez RSU by PriceLabs, où elle rédige des articles, gère les réseaux sociaux au quotidien et transforme l’actualité et les analyses en podcasts et contenus vidéo destinés aux professionnels de la location saisonnière. Spécialisée dans la technologie, les opérations et le marketing, Snigdha aide les gestionnaires immobiliers à rester informés et à s’adapter aux évolutions du secteur.



