Mises à jour des arrêtés sur les locations de courte durée cette semaine : Austin, la Colombie-Britannique et Scottsdale ont toutes trois pris des mesures concernant les règles touchant les opérateurs. La semaine a été marquée par une application stricte au niveau des plateformes au Texas, une grande narration autour des données au Canada et une répression des maisons de fête dans une importante destination touristique américaine.
Austin impose une vaste vérification au niveau des plateformes
- Depuis le 1er juillet 2026, des réglementations pour les plateformes en ligne hébergeant des locations de courte durée sont entrées en vigueur à Austin.
- Les plateformes de réservation sont légalement tenues de fournir un champ d’affichage du numéro de licence sur toutes les annonces.
- Les plateformes doivent retirer les propriétés sans licence dans un délai de 10 jours après une demande de la ville, et ne peuvent pas percevoir de frais de réservation sur des annonces non autorisées. Les infractions sont passibles d’amendes allant jusqu’à 500 $ par jour, que ce soit pour les plateformes comme pour les hôtes.
- Les règles ont été adoptées par le conseil municipal d’Austin en septembre 2025, offrant un délai de neuf mois aux opérateurs, lequel vient d’expirer.
- Exploiter un logement sans licence représente désormais un risque majeur de perte de réservations et de revenus puisque la ville mène activement des opérations de radiation des annonces concernées.
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Les points de vue d’Uvika
- Cibler la plateforme : Austin a cessé de jouer à un jeu sans fin avec chaque hôte individuel. En obligeant les plateformes à afficher les numéros de licence et à déréférencer les contrevenants, la ville fait des OTA les nouveaux surveillants de la législation.
- Risque sur les revenus : Les opérateurs ayant ignoré la date limite du 1er juillet font face à une radiation immédiate. Puisque la ville va demander la suppression de ces annonces, les hôtes prennent le risque de perdre totalement leur distribution en ligne. Les gestionnaires de biens doivent accorder la priorité absolue à l’obtention d’une licence pour maintenir leurs flux de revenus.
La Colombie-Britannique vante la répression locative alors que les loyers chutent
- Dans sa déclaration sur le rapport locatif de juillet 2026, le gouvernement de la Colombie-Britannique a mis en avant la baisse des loyers dans toute la province, selon les données sur les loyers demandés de Rentals.ca.
- La province a enregistré une baisse moyenne des loyers demandés de 5,3 % sur un an, la plus forte baisse parmi toutes les provinces canadiennes.
- À Vancouver, les loyers demandés pour les logements locatifs construits à cette fin ont diminué de 18,5 % par rapport à leur sommet de juillet 2023.
- La ministre du Logement et des Affaires municipales, Christine Boyle, a explicitement attribué ce changement aux efforts de la province pour remettre les locations de courte durée sur le marché locatif traditionnel, les qualifiant d’« essentiels » à cette évolution.
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Les points de vue d’Uvika
- La narration des données : Que les locations de courte durée soient ou non la cause unique de la baisse des loyers, le gouvernement de la C.-B. s’en félicite politiquement. Il utilise ces données pour justifier ses réglementations strictes. Notamment, la même déclaration ministérielle reconnaît que l’offre de locations de courte durée dans le Grand Vancouver reste élevée, une contradiction qui n’est pas résolue par le gouvernement.
- Un modèle exportable : Il s’agit d’une menace narrative majeure pour l’industrie à l’échelle mondiale. Lorsque des responsables politiques peuvent pointer une baisse de 18,5 % par rapport au pic des loyers et publiquement revendiquer qu’elle est due à leur répression des locations de courte durée, cela constitue un modèle exportable, basé sur des données, pour d’autres juridictions souhaitant adopter des interdictions similaires.
Scottsdale accorde à la police le pouvoir de fermer les « centres d’événements »
- Le 23 juin, le conseil municipal de Scottsdale a approuvé à l’unanimité l’Arrêté n° 4719, qui introduit une définition formelle du « centre d’événement » dans le code de la ville.
- Selon le nouvel arrêté, un centre d’événement est défini comme toute propriété utilisée pour des rassemblements organisés à des fins commerciales, comme les mariages, événements d’entreprise ou fêtes organisées par un promoteur. Une fête annoncée sur les réseaux sociaux ou avec vente de billets à l’entrée sera désormais considérée comme un centre d’événement. Les réunions purement résidentielles, comme un anniversaire familial ou un dîner de fête, ne sont pas concernées.
- Cela donne aux agents municipaux du code et à la police un fondement légal explicite pour fermer toute location de courte durée qui franchit la limite des événements commerciaux.
- La répression s’effectuera via le programme municipal existant sur les locations de courte durée, en coordination avec le service de police, les agents du code et le bureau du procureur de la ville.
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Les points de vue d’Uvika
- Fermeture de la faille : La loi de l’État de l’Arizona et le code de la ville de Scottsdale interdisaient déjà aux locations de courte durée de fonctionner comme lieux événementiels, mais faute de définition claire, l’application était difficile. Scottsdale vient de combler cette faille.
- Vigilance opérationnelle : La ville cible activement les propriétés annoncées pour des fêtes payantes ou des événements d’entreprise. Cela autorise une intervention policière immédiate. Pour les gestionnaires de biens, un contrôle rigoureux des invités est une norme opérationnelle incontournable. Vous devez empêcher ces événements non autorisés avant qu’ils n’aient lieu afin de protéger votre permis de location.
Restez informé(e) des tendances de la réglementation sur les locations de courte durée et de leur impact sur votre environnement opérationnel.
Uvika Wahi est rédactrice chez RSU by PriceLabs, où elle dirige la couverture de l’actualité et l’analyse destinées aux gestionnaires professionnels de locations saisonnières. Elle écrit sur Airbnb, Booking.com, Vrbo, la réglementation et les tendances du secteur, aidant les gestionnaires à prendre des décisions éclairées. Uvika intervient également lors d’événements internationaux majeurs tels que SCALE, VITUR et le Direct Booking Success Summit.




